1949 - 1950 : Des exigences du Gotthard à la SNCF CC 6051
Le SBB Ae 6/6 a été
développé au début des années 1950 pour répondre aux demandes
croissantes du trafic de passagers et de fret sur le Gotthard. Avec
six essieux motrices, une puissance horaire d'environ 4'300 kW et
une vitesse maximale de 125 km/h, elle est devenue la locomotive
emblématique suisse du Gotthard de l'après-guerre.
L'histoire de l'Ae 6/6, cependant, ne commence pas
en Suisse mais avec une locomotive expérimentale construite pour la
SNCF française : la CC 6051.
Après la Seconde Guerre mondiale, la Suisse a connu une forte
croissance économique et le trafic ferroviaire a augmenté en
conséquence. Cela était particulièrement visible sur la ligne du
Gotthard, où des trains de passagers et de fret de plus en plus
lourds devaient négocier des pentes allant jusqu'à 26‰.
Le parc de locomotives existant de la SBB comprenait des types tels que
l'Ae 4/6, l'Ae 4/7 et les
Ce 6/8II /
Ce 6/8III "Crocodiles". Bien que
ces locomotives soient restées utiles, les trains lourds
nécessitaient fréquemment des locomotives supplémentaires dans la
section montagneuse. Attacher et retirer des locomotives de
pilotage ou de soutien augmentait les temps de trajet, nécessitait
du personnel supplémentaire et réduisait l'efficacité globale des
opérations sur le Gotthard.
La SBB a donc recherché une locomotive
universelle puissante capable de travailler à la fois sur des
trains de passagers express et des trains de fret lourds. L'une des
exigences principales était la capacité de tracter environ 600
tonnes sur les pentes de 26‰ du Gotthard à 75 km/h. De faibles
besoins en maintenance, une consommation d'énergie économique et la
réduction des opérations coûteuses de locomotives de pilotage
étaient également des objectifs importants.
À la fin de 1949, la SBB a commandé à l'industrie suisse la
construction de deux prototypes de cette nouvelle génération de
locomotives. Les Ateliers de locomotives et de machines
suisses (SLM) et Brown, Boveri & Compagnie (BBC) ont
formé le consortium initial, avec l'Usine de machines Oerlikon (MFO)
qui s'est ensuite impliquée dans le projet.
À peu près à la même époque, l'industrie suisse développait une
autre locomotive expérimentale Co’Co’ qui aurait une influence
directe sur l'Ae 6/6.
La SNCF CC 6051 a
été construite en Suisse par SLM pour la partie mécanique et
MFO pour l'équipement électrique.
Livrée en 1950, elle était l'une des plusieurs locomotives
expérimentales destinées à des essais avec une électrification
monophasée à fréquence industrielle sur la ligne Aix-les-Bains - La
Roche-sur-Foron en Savoie. La ligne utilisait initialement 20 kV 50
Hz, augmentée par la suite à 25 kV.
La CC
6051 était équipée de deux bogies à trois essieux, lui
conférant l'agencement Co’Co’ qui serait également adopté pour
l'Ae 6/6. Son design mécanique a servi de base au
développement de la nouvelle locomotive de la SBB. La locomotive française était
donc un précurseur direct important de l'Ae 6/6,
même si leur équipement électrique était nécessairement très
différent : le réseau SBB utilisait 15 kV 16⅔ Hz AC, tandis que la
CC
6051 avait été créée pour les expériences
d'électrification française à 50 Hz.
La CC
6051 a ensuite été renumérotée CC 20001.
Son exploitation réussie a également contribué au développement de
la série SNCF CC 25000,
mais pour la SBB, son importance résidait avant
tout dans la démonstration de l'adéquation de l'agencement à deux
bogies à trois essieux qui formerait la base mécanique de
l'Ae 6/6.
Traduction automatique. Texte original en: EN -
afficher l'original
The SBB Ae 6/6 was
developed at the beginning of the 1950s to meet the rapidly growing
demands of passenger and freight traffic over the Gotthard. With
six powered axles, an hourly output of around 4'300 kW and a
maximum speed of 125 km/h, it became the quintessential Swiss
Gotthard locomotive of the post-war period.
The story of the Ae 6/6, however, begins not in
Switzerland but with an experimental locomotive built for the
French SNCF: the CC 6051.
Following the Second World War, Switzerland experienced strong
economic growth and railway traffic increased accordingly. This was
particularly noticeable on the Gotthard route, where increasingly
heavy passenger and freight trains had to negotiate gradients of up
to 26‰.
The existing SBB locomotive fleet included types
such as the Ae 4/6, Ae 4/7 and the
Ce 6/8II /
Ce 6/8III "Crocodiles". Although
these locomotives remained useful, heavy trains frequently required
additional locomotives over the mountain section. Attaching and
removing pilot or banking locomotives increased journey times,
required additional personnel and reduced the overall efficiency of
Gotthard operations.
The SBB therefore sought a powerful
universal locomotive capable of working both express passenger and
heavy freight trains. One of the principal requirements was the
ability to haul approximately 600 tonnes over the 26‰ Gotthard
gradients at 75 km/h. Low maintenance requirements, economical
energy consumption and the reduction of costly pilot-locomotive
operations were also important objectives.
At the end of 1949, the SBB commissioned Swiss industry to
build two prototypes of this new generation of locomotive. The
Swiss Locomotive and Machine Works
(SLM) and Brown, Boveri & Compagnie (BBC)
formed the original consortium, with Oerlikon Machine Factory (MFO)
subsequently becoming involved in the project.
At almost exactly the same time, Swiss industry was developing
another experimental Co’Co’ locomotive that would have a direct
influence on the Ae 6/6.
The SNCF CC 6051 was
built in Switzerland by SLM for the mechanical part and
MFO for the electrical equipment.
Delivered in 1950, it was one of several experimental locomotives
intended for trials with industrial-frequency single-phase AC
electrification on the Aix-les-Bains - La Roche-sur-Foron line in
Savoy. The line initially used 20 kV 50 Hz, subsequently increased
to 25 kV.
The CC
6051 was equipped with two three-axle bogies, giving
it the Co’Co’ arrangement that would also be adopted for the
Ae 6/6. Its mechanical design served as a basis
for the development of the new SBB locomotive. The French locomotive
was therefore an important direct precursor to the Ae
6/6, even though their electrical equipment was
necessarily very different: the SBB network used 15 kV 16⅔ Hz AC,
whereas the CC 6051 had been created for the French 50 Hz
electrification experiments.
The CC
6051 was later renumbered CC 20001.
Its successful operation also contributed to the development of the
SNCF CC 25000
series, but for the SBB its importance lay above all in
demonstrating the suitability of the two three-axle bogie
arrangement that would form the mechanical basis of the Ae
6/6.
/
Sources: https://de.wikipedia.org/wiki/SBB_Ae_6/6
1952 - 1954 : prototypes Ae 6/6 11401 et 11402
Le développement de la locomotive suisse s'est avéré exigeant. Le
premier prototype, Ae 6/6 11401, a finalement
quitté les ateliers de BBC à Münchenstein en état de marche le 4
septembre 1952. Lors d'un premier essai à Zürich, il a été pesé à
environ 124 tonnes, quatre tonnes au-dessus du maximum prévu de 120
tonnes, et est retourné à Münchenstein pour un développement
supplémentaire.
La locomotive a été officiellement acceptée par les
SBB le 26 septembre 1952. Le deuxième
prototype, Ae 6/6 11402, a suivi le 31 janvier
1953.
Les deux locomotives ont reçu les noms suivants :
Ae 6/6
11401 : "Ticino";
Ae 6/6
11402 : "Uri".
Leurs noms étaient hautement symboliques. Ticino
et Uri se situent respectivement sur les côtés sud
et nord du Gotthard et étaient donc intimement associés à la ligne
de chemin de fer pour laquelle les nouvelles locomotives avaient
principalement été développées.
La Ae 6/6 utilisait deux bogies à trois essieux
avec les six essieux motorisés. Sa puissance horaire d'environ
6'000 ch lui permettait de tracter environ 650 tonnes à 75 km/h sur
les rampes du Gotthard, tandis que des trains d'environ 1'600
tonnes pouvaient être gérés sur les sections plus plates.
D'importants essais ont été réalisés avec les deux prototypes, en
particulier sur le Gotthard. Bien que leurs performances de base
aient satisfait aux exigences des SBB, les tests ont également révélé
d'importantes faiblesses.
Les bogies d'origine avaient des essieux relativement rigides,
entraînant des forces considérables lors des virages et par
conséquent une forte usure tant des flasques de roues que des
rails. Cela était particulièrement problématique sur une ligne de
montagne avec de nombreux virages comme le Gotthard.
L'expérience acquise avec 11401 et
11402 a conduit à plusieurs modifications avant la
production en série. Celles-ci comprenaient des changements aux
essieux et aux flasques de roues destinés à améliorer la
négociation des courbes et à réduire l'usure.
Les essais ont néanmoins démontré que le concept fondamental était
réussi. En 1954, les SBB ont commandé les douze premières
locomotives de production, numérotées Ae 6/6 11403 -
11414.
Traduction automatique. Texte original en: EN -
afficher l'original
Development of the Swiss locomotive proved demanding. The first
prototype, Ae 6/6 11401, finally left the
BBC works at Münchenstein in running
condition on 4 September 1952. During an early test run to Zürich
it was weighed at approximately 124 tonnes, four tonnes above the
planned 120-tonne maximum, and returned to Münchenstein for further
development.
The locomotive was officially accepted by the SBB on 26 September 1952. The second
prototype, Ae 6/6 11402, followed on 31 January
1953.
The two locomotives received the names:
Ae 6/6
11401: "Ticino";
Ae 6/6
11402: "Uri".
Their names were highly symbolic. Ticino and
Uri lie respectively on the southern and northern
sides of the Gotthard and were therefore intimately associated with
the railway for which the new locomotives had primarily been
developed.
The Ae 6/6 used two three-axle bogies with all six
axles powered. Its hourly output of approximately 6'000 hp allowed
it to haul around 650 tonnes at 75 km/h on the Gotthard ramps,
while trains of approximately 1'600 tonnes could be handled on the
flatter sections.
Extensive trials were conducted with the two prototypes,
particularly on the Gotthard. Although their basic performance
fulfilled the SBB’s requirements, testing also
revealed important weaknesses.
The original bogies had relatively rigidly guided wheelsets,
resulting in considerable forces when negotiating curves and
consequently high wear on both wheel flanges and rails. This was
particularly problematic on a mountain railway with numerous curves
such as the Gotthard.
The experience gained from 11401 and
11402 led to several modifications before series
production. These included changes to the wheelsets and wheel
flanges intended to improve curve negotiation and reduce wear.
The trials nevertheless demonstrated that the fundamental concept
was successful. In 1954, the SBB ordered the first twelve
production locomotives, numbered Ae 6/6 11403 -
11414.
1955 - fin des années 1960 : Production en série et montée de la locomotive du Gotthard
La production en série a commencé avec la livraison des premières
locomotives de production en 1955.
Un total de 118 locomotives de production, Ae 6/6 11403 -
11520, ont suivi les deux prototypes. Lorsque la dernière
locomotive est entrée en service en 1966, la flotte complète des
Ae 6/6 comprenait 120 locomotives. Chaque
locomotive de production représentait un investissement d'environ
1'625'000 CHF.
L'expérience acquise avec les locomotives livrées en continu a
entraîné d'autres améliorations de détail tout au long de la
production. Le concept de base, cependant, est resté inchangé et
s'est développé en une locomotive universelle extrêmement réussie,
adaptée à la fois au trafic passagers et fret.
Les Ae 6/6 ont également introduit l'une des
traditions visuelles les plus reconnaissables de la SBB
d'après-guerre. Les 25 premières locomotives, 11401 -
11425, étaient associées aux cantons suisses et sont
devenues connues sous le nom de
“Kantonslokomotiven” ou locomotives cantonales.
Elles portaient des armoiries cantonales sur leurs flancs et se
distinguaient par des bandes décoratives en acier chromé poli
élaborées. Avec leur carrosserie verte, les croix suisses à l'avant
et les grandes armoiries, ces décorations donnaient aux Ae
6/6 une apparence considérablement plus prestigieuse que
celle d'une locomotive utilitaire conventionnelle. La nomination et
la présentation des locomotives ont suscité un intérêt public
considérable et ont contribué à transformer les Ae
6/6 en un symbole de la SBB et de la ligne du Gotthard.
À partir de 11426, les coûteuses décorations
latérales en chrome ont été omises. Les locomotives 11426 -
11520 ont plutôt reçu les armoiries et les noms de villes
et communes suisses et sont donc devenues connues sous le nom de
“Städtelokomotiven”, ou locomotives de ville. Il y
a eu par la suite une importante exception à la division originale
entre locomotives cantonales et de ville. Suite à la création du
canton du Jura, l'une des locomotives de ville a été renommée en
1979 afin que le nouveau canton puisse également être représenté
par une Ae 6/6.
Au cours de la seconde moitié des années 1950 et tout au long des
années 1960, les Ae 6/6 sont devenues la
locomotive par excellence du Gotthard. La classe était
véritablement universelle. Les locomotives Ae 6/6
pouvaient être trouvées à la tête de trains de passagers importants
ainsi que de lourds trains de fret, utilisant beaucoup mieux une
seule locomotive que ce qui avait été possible avec les générations
précédentes. Leur puissance d'environ 4'300 kW et leurs six essieux
motrices étaient particulièrement précieuses sur les rampes de 26‰
du Gotthard. La capacité de tracter environ 600 à 650 tonnes en
montée à environ 75 km/h a permis à de nombreux trains de circuler
sans la locomotive supplémentaire auparavant requise.
La classe n'était pas exclusivement confinée au Gotthard. Les
locomotives Ae 6/6 apparaissaient également sur la
ligne du Simplon, tandis que leur champ d'exploitation s'est
progressivement étendu ailleurs sur le réseau de la
SBB. À partir de 1960, les diagrammes
s'étendaient jusqu'à Berne et Bâle. Certaines locomotives ont
également été affectées à la Suisse occidentale. Les machines
ultérieures 11451 - 11520 ont été initialement
assignées à Bellinzone, tandis que treize locomotives ont été
transférées de là à Lausanne entre 1964 et 1969.
Les deux prototypes ont eu une carrière quelque peu différente. En
raison de leurs différences techniques et de leurs exigences
d'entretien plus élevées, 11401 et
11402 ont été retirées des services réguliers du
Gotthard plus tôt que les locomotives de production, à la fin des
années 1960.
Traduction automatique. Texte original en: EN -
afficher l'original
Series production began with the delivery of the first production
locomotives in 1955.
A total of 118 production locomotives, Ae 6/6 11403 -
11520, followed the two prototypes. When the final
locomotive entered service in 1966, the complete Ae
6/6 fleet comprised 120 locomotives. Each production
locomotive represented an investment of approximately CHF
1'625'000.
Experience with the locomotives being delivered continuously
resulted in further detail improvements throughout production. The
basic concept, however, remained unchanged and developed into an
extremely successful universal locomotive suitable for both
passenger and freight traffic.
The Ae 6/6 also introduced one of the most
recognisable visual traditions of the post-war SBB. The first 25
locomotives, 11401 - 11425, were associated with
the Swiss cantons and became known as the
“Kantonslokomotiven” or canton locomotives. They
carried cantonal coats of arms on their sides and were
distinguished by elaborate polished chrome-steel decorative strips.
Together with the green body, Swiss crosses on the fronts and large
coats of arms, these decorations gave the Ae 6/6
an appearance considerably more prestigious than that of a
conventional utility locomotive. The naming and presentation of the
locomotives generated considerable public interest and helped
transform the Ae 6/6 into a symbol of the
SBB and the Gotthard railway.
Beginning with 11426, the expensive chrome side
decorations were omitted. Locomotives 11426 -
11520 instead received the coats of arms and names of
Swiss towns and municipalities and consequently became known as
“Städtelokomotiven”, or city locomotives. There
was later one important exception to the original division between
canton and city locomotives. Following the creation of the Canton
of Jura, one of the city locomotives was renamed in 1979 so that
the new canton could also be represented by an Ae
6/6.
During the second half of the 1950s and throughout the 1960s, the
Ae 6/6 became the Gotthard locomotive par
excellence. The class was genuinely universal. Ae
6/6 locomotives could be found at the head of important
passenger trains as well as heavy freight trains, making much
better use of a single locomotive than had been possible with
previous generations. Their approximately 4'300 kW output and six
powered axles were particularly valuable on the 26‰ Gotthard ramps.
The ability to haul around 600–650 tonnes uphill at approximately
75 km/h allowed many trains to run without the additional
locomotive previously required.
The class was not confined exclusively to the Gotthard. Ae
6/6 locomotives also appeared on the Simplon route, while
their operating range gradually expanded elsewhere on the
SBB network. From around 1960,
diagrams extended as far as Bern and Basel. Some locomotives were
also allocated to western Switzerland. The later machines
11451 - 11520 were initially assigned to
Bellinzona, while thirteen locomotives were transferred from there
to Lausanne between 1964 and 1969.
The two prototypes had a somewhat different career. Because of
their technical differences and higher maintenance requirements,
11401 and 11402 were withdrawn
from regular Gotthard duties earlier than the production
locomotives, during the late 1960s.
1970s - 1980s : Re 6/6 et le déplacement loin du Gotthard
Dans les années 1970, les conditions qui avaient rendu l'Ae
6/6 révolutionnaire vingt ans plus tôt étaient en train de
changer.
Les trains de marchandises devenaient plus lourds, les services de
passagers plus rapides, et l'absence de contrôle en unité multiple
devenait un inconvénient de plus en plus important. Faire
fonctionner deux locomotives Ae 6/6 ensemble
nécessitait plus de personnel que des locomotives équipées pour le
fonctionnement en unité multiple.
Les bogies à trois essieux constituaient un autre inconvénient.
Bien qu'ils offraient une excellente adhérence, leur long
empattement rigide générait des forces latérales et une usure des
rails plus importantes que les bogies à deux essieux utilisés par
des locomotives plus modernes.
À partir du milieu des années 1970, l'Ae 6/6
faisait de plus en plus face à la concurrence de locomotives plus
récentes, en particulier la Re 6/6 et la Re
4/4II. Ces locomotives offraient un
matériel roulant plus moderne et un fonctionnement en unité
multiple, tandis que la Re 6/6 fournissait des performances
considérablement supérieures pour les trains lourds du Gotthard. À
mesure que les locomotives Re 6/6 entraient en service,
l'Ae 6/6 perdait progressivement sa position
dominante sur le Gotthard.
Beaucoup ont été transférées sur le Plateau suisse et dans d'autres
parties du réseau SBB, où leur puissance restait
précieuse. Elles ont continué à faire fonctionner une grande
variété de trains, mais le trafic de marchandises est
progressivement devenu de plus en plus important dans leurs
missions. Les deux prototypes ont également suivi ce déplacement
géographique. À l'été 1980, 11401 et
11402 ont été transférés d'Erstfeld à Zürich.
Traduction automatique. Texte original en: EN -
afficher l'original
By the 1970s, the conditions that had made the Ae
6/6 revolutionary twenty years earlier were changing.
Freight trains were becoming heavier, passenger services faster,
and the absence of multiple-unit control became an increasingly
important disadvantage. Operating two Ae 6/6
locomotives together required more personnel than locomotives
equipped for multiple-unit working.
The three-axle bogies were another disadvantage. Although they
provided excellent adhesion, their long rigid wheelbase generated
greater lateral forces and rail wear than the two-axle bogies used
by more modern locomotives.
From the middle of the 1970s, the Ae 6/6
increasingly faced competition from newer locomotives, particularly
the Re
6/6 and Re 4/4II. These locomotives
offered more modern running gear and multiple-unit operation, while
the Re
6/6 provided considerably greater performance for
heavy Gotthard trains. As Re 6/6 locomotives entered service,
the Ae 6/6 progressively lost its dominant
position on the Gotthard.
Many were transferred to the Swiss Plateau and other parts of the
SBB network, where their power
remained valuable. They continued to work a wide variety of trains,
but freight traffic gradually became increasingly important in
their duties. The two prototypes followed this geographical shift
as well. In the summer of 1980, 11401 and
11402 were transferred from Erstfeld to Zürich.
De vert à rouge
La flotte des Ae 6/6 avait été initialement livrée
dans le schéma de couleur traditionnel SBB vert.
Un changement visuel majeur a commencé après que la
SBB a introduit le rouge comme couleur
standard pour ses locomotives électriques à bogies en 1984. Les
locomotives Ae 6/6 passant ensuite par une
révision ont été progressivement repeintes en rouge, bien que le
processus se soit étendu sur de nombreuses années et que certaines
locomotives aient conservé des livrées vertes beaucoup plus
longtemps que d'autres. En conséquence, les locomotives Ae
6/6 rouges et vertes sont devenues une vue familière
opérant côte à côte au cours des dernières décennies de la carrière
de la classe SBB.
Traduction automatique. Texte original en: EN -
afficher l'original
The Ae 6/6 fleet had originally been delivered in
the traditional SBB green colour scheme.
A major visual change began after the SBB introduced red as the standard
colour for its electric bogie locomotives in 1984. Ae
6/6 locomotives subsequently passing through overhaul were
gradually repainted red, although the process extended over many
years and some locomotives retained green liveries much longer than
others. As a result, red and green Ae 6/6
locomotives became a familiar sight operating alongside one another
during the later decades of the class’s SBB career.
1990 - 1998 : De locomotive universelle à locomotive de fret
Dans les années 1990, l'Ae 6/6 avait largement
perdu le rôle universel pour lequel elle avait été initialement
conçue. Les services de passagers modernes exigeaient des vitesses
plus élevées et des caractéristiques opérationnelles mieux fournies
par des locomotives plus récentes. L'Ae 6/6 est
donc devenue principalement une locomotive de fret, bien que des
services de passagers occasionnels aient continué. Ses six essieux
motrices et son effort de traction élevé restaient utiles pour le
trafic de fret, mais le manque de contrôle en multiple unités de la
locomotive comptait de plus en plus contre elle. Des plans ont été
envisagés pour retrofitter le contrôle en multiple unités, mais ont
finalement été abandonnés, en partie en raison de l'âge et de la
durée de vie restante incertaine de la flotte.
Les prototypes étaient particulièrement coûteux à entretenir en
raison de leurs différences par rapport à la série de production.
En 1997, il y avait des projets de retirer l'11401
et l'11402 du service régulier et de les utiliser
pour des tâches de dépôt et comme fournisseurs d'air comprimé
stationnaires à Rorschach. Cependant, une pénurie de locomotives
les a rapidement ramenés à l'exploitation régulière.
Malgré leur âge, l'Ae 6/6 restait des machines
utiles et fiables. Près d'un demi-siècle après l'apparition du
premier prototype, la classe était donc toujours une partie active
de la flotte de locomotives de l'SBB.
Traduction automatique. Texte original en: EN -
afficher l'original
By the 1990s, the Ae 6/6 had largely lost the
universal role for which it had originally been designed. Modern
passenger services demanded higher speeds and operating
characteristics better provided by newer locomotives. The
Ae 6/6 therefore became predominantly a freight
locomotive, although occasional passenger workings continued. Its
six powered axles and high tractive effort remained useful for
freight traffic, but the locomotive’s lack of multiple-unit control
increasingly counted against it. Plans were considered to retrofit
multiple-unit control but were ultimately abandoned, partly because
of the age and uncertain remaining service life of the fleet.
The prototypes were particularly expensive to maintain because of
their differences from the production series. In 1997, there were
plans to withdraw 11401 and 11402
from regular service and use them for depot duties and as
stationary compressed-air suppliers at Rorschach. A shortage of
locomotives, however, soon returned them to regular operation.
Despite their age, the Ae 6/6 remained useful and
reliable machines. Almost half a century after the first prototype
had appeared, the class was therefore still an active part of the
SBB locomotive fleet.
Transfert à SBB Cargo
Un changement organisationnel fondamental a eu lieu en 1999 avec la
restructuration et la division des Chemins de fer fédéraux suisses. À
cette époque, la Ae 6/6 était déjà largement
associée au transport de marchandises plutôt qu'au transport de
passagers. La restructuration a formalisé ce rôle : toutes les 120
locomotives Ae 6/6 ont été affectées à la division
fret des SBB, SBB
Cargo, et reçoivent la désignation Ae 610.
Traduction automatique. Texte original en: EN -
afficher l'original
A fundamental organisational change took place in 1999 with the
restructuring and divisionalisation of the Swiss Federal Railways. By then the
Ae 6/6 had already become overwhelmingly
associated with freight rather than passenger traffic. The
restructuring formalised this role: all 120 Ae 6/6
locomotives were allocated to the SBB freight division, SBB
Cargo, and receives designation Ae 610.